
Par
Clément Janicot
Fondateur de Gus Assurance, courtier en prévoyance
Mis à jour le
October 22, 2026
Meilleurs contrats du marché (Abeille, April, Swisslife, Hodeva, Unim et autres)
Le revenu moyen déclaré par un chirurgien libéral dépasse 195 000 € par an, et plus de huit chirurgiens sur dix exercent en secteur 2. En arrêt de travail, vos indemnités obligatoires plafonnent à 197,51 € par jour, environ 36 % de ce montant. Et une blessure à la main qui vous empêche d'opérer, sans vous empêcher de consulter, ne vous ouvre droit à aucune pension d'invalidité de la CARMF.
prevoyance-madelin.fr est édité par Gus Assurance, courtier en prévoyance des indépendants. Vous trouverez ici ce qui concerne la chirurgie : la valeur d'un doigt perdu selon le barème du contrat, la situation du chirurgien qui ne peut plus opérer, les charges d'un exercice en clinique et un comparatif chiffré de trois assureurs. Pour les règles communes à toute la profession, consultez le guide prévoyance du médecin libéral.
Les indemnités obligatoires sont plafonnées à trois plafonds de la Sécurité sociale, soit 144 180 € de revenu annuel. Au-delà, chaque euro gagné, en particulier vos dépassements d'honoraires, n'est plus protégé. Au revenu moyen de la chirurgie, environ 16 300 € par mois :
| Période | Qui verse | Montant maximal | Part de 16 300 € par mois |
|---|---|---|---|
| Jours 1 à 3 | Personne | 0 € | 0 % |
| Jours 4 à 90 | CPAM | 197,51 € par jour, environ 5 925 € par mois | 36 % |
| Du 91e jour au terme de trois ans | CARMF | 197,51 € par jour, environ 5 925 € par mois | 36 % |
| Invalidité | CARMF | de 23 662 à 31 549 € par an, uniquement si vous ne pouvez plus exercer aucune activité | 12 à 16 % |
La dernière ligne est la plus importante pour un chirurgien. La pension d'invalidité de la CARMF suppose une inaptitude totale : si vous ne pouvez plus opérer mais que vous reprenez des consultations, des expertises ou de l'enseignement, vous n'en touchez pas. Toute la protection de votre spécialité repose donc sur le contrat que vous choisissez, et surtout sur son barème d'invalidité.
Pour un chirurgien, perdre l'usage d'un index ou d'un pouce peut mettre fin à l'activité opératoire. Pour l'assureur, tout dépend du barème qui sert à fixer votre taux d'invalidité :
| Atteinte, côté dominant | Barème fonctionnel (droit commun) | Barème croisé | Barème professionnel chirurgien |
|---|---|---|---|
| Perte d'un index | 5 à 7 % | environ 15 % | jusqu'à 100 % |
| Perte d'un pouce | 15 à 20 % | environ 28 à 34 % | 100 % |
Avec un barème fonctionnel ou croisé et un seuil de déclenchement à 33 %, la perte d'un index ne donne droit à aucune rente. Un exemple publié l'illustre : un chirurgien orthopédiste reconnu invalide à 22 % sur le plan fonctionnel et à 33 % sur le plan professionnel a obtenu un taux croisé de 25 %, insuffisant pour toucher la moindre rente. Avec un barème uniquement professionnel, il aurait été indemnisé.
Retenez trois critères : un barème professionnel, un seuil de déclenchement à 16 % au plus, et une rente à taux plein au moins égale à votre revenu, une fois déduite la pension de la CARMF. Vérifiez aussi comment le contrat traite la main non dominante : certains réduisent fortement le taux, d'autres non pour les chirurgiens.
Cette situation se présente souvent après une atteinte de la main, de l'épaule ou du rachis, et les contrats n'y répondent pas de la même façon :
Une méta-analyse portant sur près de 6 000 chirurgiens a relevé, sur un an, des douleurs cervicales chez 60 % d'entre eux, aux épaules chez 52 % et au dos chez 49 % ; 12 % avaient dû s'arrêter, réduire leur activité ou partir plus tôt à la retraite. La cœlioscopie, le microscope et les longues interventions debout en sont les principales causes. Deux conséquences pour votre contrat :
Pensez enfin à l'âge : les chirurgiens arrêtent d'opérer en moyenne vers 68 ans, alors que la plupart des contrats cessent d'indemniser l'arrêt de travail à 67 ans au plus tard.
Aux niveaux de revenu des chirurgiens, les assureurs demandent presque toujours des formalités : questionnaire détaillé, bilan sanguin, parfois un examen cardiologique. Lancez la démarche tôt, jusqu'à plusieurs mois avant la date d'effet souhaitée, et souscrivez tant que votre dossier médical est vierge : chaque antécédent qui apparaît ensuite peut devenir une exclusion.
Votre contrat d'exercice prévoit une redevance, souvent calculée en pourcentage des honoraires : elle baisse avec votre activité pendant l'arrêt, mais une part fixe ou les frais d'un bloc réservé peuvent continuer à courir.
L'adhérent et l'assuré, c'est vous, même si la société règle la cotisation : un assureur a ainsi refusé qu'une SELARL de chirurgie de la main souscrive à la place de sa gérante. Si vous partagez des frais avec des associés, assurez votre quote-part réelle, et mettez le contrat à jour à chaque changement de structure.
Pour un chirurgien hospitalier, les gardes et astreintes peuvent représenter la moitié de la rémunération, et elles s'arrêtent dès le premier jour d'arrêt. Un contrat individuel peut les intégrer au revenu assuré, de même que la part libérale d'un exercice mixte. Les règles propres à l'hôpital sont détaillées dans notre guide prévoyance du médecin hospitalier.
Nos hypothèses : chirurgien qui ne fume pas, 10 000 € de revenu mensuel garanti, 5 000 € de charges fixes par mois, 400 000 € en cas de décès, 30 jours de franchise en maladie. Montant mensuel en fonction de l'âge d'adhésion :
| Âge | Abeille Senséo à Paris | Abeille Senséo à Lyon | Unim | SwissLife |
|---|---|---|---|---|
| 35 ans | 174 € | 242 € | 219 € | 122 € |
| 45 ans | 253 € | 341 € | 219 € | 166 € |
| 55 ans | 431 € | 555 € | 496 € | 258 € |
Pour les chirurgiens à qui nous avons adressé des devis, l'écart entre le moins cher et le plus cher dépassait souvent 30 % à garanties proches : comparez aussi la façon dont le prix évolue avec l'âge, pas seulement la première année.
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🤝 Abeille, SwissLife et Unim comparés avec les mêmes garanties
🔍 Barème professionnel et frais généraux pris en compte dans chaque devis
Le classement mêle les assureurs avec lesquels nous travaillons et des contrats que nous ne proposons pas, mais que de nombreux chirurgiens ont pris pendant l'internat ou le clinicat. Ce qui compte ici : la main et l'invalidité professionnelle, le dos et le psychique, les frais généraux, puis le tarif dans la durée.
Abeille reste le contrat le plus souvent retenu par les chirurgiens que nous assurons. Voir notre test d'Abeille Senséo.
SwissLife est le moins cher de notre comparatif à chaque âge, et son barème professionnel médical prévoit une colonne propre aux chirurgiens. Voir notre test de SwissLife.
Le contrat assuré par Allianz pour les professions de santé donne un taux à chaque doigt dans son barème médical et ouvre une rente à partir de 10 %. Revers : il faut cesser toute activité de soins pour toucher la rente complète, un arrêt pour le dos non opéré n'est indemnisé qu'avec l'option Renfort Dos, et le niveau de la rente découle des indemnités journalières choisies. Voir notre test d'Unim.
Le Groupe Pasteur Mutualité propose des franchises courtes et protège bien la famille. Ses tarifs sont au-dessus du marché, il écarte les lombalgies sans lésion objectivée, et son appréciation de l'invalidité selon un exercice « normal » de la profession peut amputer la rente. Voir notre test de GPM.
Proposé exclusivement par les agents Axa, Agipi indemnise de façon forfaitaire. En revanche, il ne couvre qu'une année d'arrêts pour troubles psychiques sur l'ensemble de l'adhésion, sauf hospitalisation longue, applique une franchise absolue de 30 jours aux arrêts pour le dos, et son tarif progresse vite avec les années. Voir notre test d'Agipi.
Le contrat Médiprat, souvent pris pendant l'internat, indemnise tôt, à compter du 8e jour d'une maladie. Mais il ne paie une rente qu'à partir de 26 % d'invalidité et jusqu'à 65 ans, couvre peu le psychique, et sa cotisation augmente d'année en année. Certains chirurgiens le conservent pour son plafond de rente : comparez avant de décider. Voir notre test de La Médicale.
Séduisante en début d'exercice, l'offre de la MACSF calcule l'invalidité d'après ce que vous pouvez encore faire et restreint la couverture du psychique et de la grossesse pathologique : nous ne la recommandons pas aux médecins. Voir notre test de la MACSF.
Ne résiliez jamais votre contrat en cours avant que le nouvel assureur ait accepté votre dossier médical.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Oui, mais le taux retenu varie beaucoup d'un contrat à l'autre. Les barèmes fonctionnels réduisent nettement le taux du côté non dominant ; le barème professionnel de SwissLife prévoit pour les chirurgiens 80 à 100 % pour la perte d'un pouce, d'un index ou d'un médius non dominant. Demandez à voir le barème avant de signer, et choisissez un seuil de déclenchement à 16 % au plus.
Pas forcément. Si l'intervention correspond à la définition de l'hospitalisation de votre contrat, la franchise est en général ramenée à trois jours. Les contrats ne traitent pas tous de la même façon la chirurgie ambulatoire ou une sortie le jour même : vérifiez la définition avant l'opération. Vous n'avez rien à déclarer à l'assureur à l'avance ; l'arrêt se déclare une fois commencé.
Les formalités dépendent des montants assurés : revenu, rente d'invalidité, capital décès. À partir d'un certain niveau, un bilan sanguin, une visite chez un médecin agréé ou un examen cardiologique sont demandés. C'est la procédure de l'assureur, et elle est la même pour tous. Anticipez-la : vous pouvez engager la souscription plusieurs mois avant la date d'effet.
Non. Le contrat de prévoyance est souscrit à votre nom, puisque c'est vous qui êtes assuré ; la société peut en revanche régler la cotisation. En cas de changement de structure juridique, le contrat continue : signalez simplement le nouveau statut et, s'il change, votre revenu.
Vos gardes et astreintes disparaissent dès le premier jour d'arrêt, alors que votre statut ne maintient que la rémunération de base, et pour une durée limitée. Un contrat individuel peut les intégrer au revenu assuré. Le statut hospitalier est expliqué dans notre guide prévoyance du médecin hospitalier.
Trouver une prévoyance Madelin adaptée peut s'avérer complexe. Entre le jargon technique, la multitude de critères à prendre en compte et les options disponibles, il est facile de se sentir dépassé. Notre rôle est de vous accompagner pour clarifier ces éléments et vous permettre de vous focaliser sur ce qui compte réellement.
La garantie maintien de salaire prévoit le versement d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Ces indemnités sont versées à partir du 4e jour en cas d'accident ou d'hospitalisation mais les franchises sont plus longues en cas de maladie (30, 15 ou 7jours). Elles sont versées pendant une durée de 3 ans (vs 1 an pour la Sécu) et viennent en complément de celles versées par la Sécurité Sociale. Les indemnités versées par la prévoyance sont calculées par rapport à un revenu assuré qui doit être cohérent avec votre revenu réel. La prévoyance vous garantit de maintenir ce revenu assuré en cas d'arrêt de travail (en combinant ce qu'elle verse et ce que la Sécu verse).
Les indemnités versées par la prévoyance sont calculées par rapport à un revenu assuré qui doit être cohérent avec votre revenu réel. La prévoyance vous garantit de maintenir ce revenu assuré en cas d'arrêt de travail (en combinant ce qu'elle verse et ce que la Sécu verse).
Exemple : Vous vous assurez pour 2 000 € par mois et vous touchez 986€ de la Sécu alors la prévoyance versera 1 014€. Mais si vous dépassez un an d'arrêt alors l'indemnisation de la Sécu cesse et vous touchez 2 000€ de la prévoyance.
Le fait d'avoir lancé votre activité il y a moins de 3 ans va avoir plusieurs implications :
- La Sécurité Sociale couvre les TNS à partir du moment où ils ont cotisé pendant un an mais même après un an les indemnisations versées sont faibles puisque la Sécu vous verse 50% de vos revenus dans la limite de 2 003 € par mois (calculés sur la moyenne des 3 dernières années et les années à 0€ sont prises en compte). Une prévoyance est encore plus importante pour les personnes qui viennent de se lancer.
- Les assureurs vous considèrent comme des créateurs, cela leur permet de savoir que vous serez mal couvert par la Sécu et donc de prévoir des indemnités supplémentaires pour compenser. Par ailleurs, ils imposent généralement une limitation du revenu assuré à 3 333€ par mois (sauf si vous fournissez des justificatifs)
Les assureurs imposent une certaine cohérence entre votre revenu réel et votre revenu assuré. Pour un TNS le revenu correspond à votre revenu de gérance (le CA - les charges). Le plus simple est de vous assurer sur cette base. Cependant, vous pouvez vous assurer pour un montant moindre si vous souhaitez faire baisser le montant des cotisations. Si vous êtes créateur vous pouvez partir sur une estimation. Si vous n'êtes pas en création mais que vous pensez que votre revenu va fortement augmenter dans l'année à venir, vous pouvez vous assurer par rapport à cette estimation.
Il sera possible de faire évoluer ce montant. C'est d'ailleurs mon rôle de faire un point annuel avec vous pour vérifier que la prévoyance correspond toujours à votre situation et revenus.
Les prévoyances démarrent généralement l'indemnisation à partir du 4e jour en cas d'accident ou d'hospitalisation mais en cas de maladie le délai est plus long. Vous pouvez choisir 30 jours ou plus rarement 15 jours ou 7 jours.
Je recommande de choisir 30 jours. Le fait de prendre une franchise courte augmente le prix du contrat de l'ordre de 10%-15%. Globalement la franchise maladie 15 jours est peu utile car les maladies qui durent entre 15 jours et un mois sont très rares sauf pour la grossesse pathologique. Cela concerne uniquement la maladie, en cas d'accident ou d'hospitalisation vous commencerez à être indemnisé dès le 4e jour.
Si vous avez un arrêt de travail lié à un problème de dos ou à un problème psychologique (burnout) et que vous n'êtes pas hospitalisé alors vous ne serez pas indemnisé sauf si vous prenez une option pour lever cette condition d'hospitalisation.
Chez certains assureurs comme Swisslife ou April l'option dos est incluse sans option. L'option psy n'est jamais incluse et elle est coûteuse de l'ordre de 10% du prix du contrat.
Choisir ou pas l'option psy est un choix important, si vous ne le prenez pas alors ayez bien en tête que vous ne serez pas couvert si vous avez un arrêt lié à un problème qui n'a pas une origine physique.
Pendant le congé légal de maternité vous êtes couverte par la Sécurité Sociale qui vous verse des indemnités journalières ainsi qu'une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € (versée en deux fois). La prévoyance vous couvre uniquement en cas de grossesse pathologique et certains contrats excluent une majorité de pathologies. Si vous cliquez sur oui je ne vous proposerai pas certains contrats comme Swisslife qui couvre très mal la grossesse pathologique.
En tant que TNS vous bénéficierez de la loi Madelin, cela signifie que vous pourrez passer les cotisations de la prévoyance en charges et réduire fortement le coût réel de la prévoyance. La contrepartie de cet avantage fiscal est que les indemnités versées par la prévoyance seront réintégrées à votre CA et que vous devrez payer des charges dessus. Il est donc plus prudent de prendre l'option frais généraux qui prévoit le versement à votre entreprise d'indemnités journalière si vous êtes en arrêt de travail. Elle permet aussi de payer toutes les charges fixes de votre entreprise (loyer, salaire, assurance, location de machine, etc..)
L'option frais généraux de votre contrat de prévoyance vous permet de couvrir les dépenses incompressibles de votre activité en cas d'incapacité de travail. Cela inclut les charges telles que le loyer, les salaires de vos employés, les cotisations sociales (URSAFF, Caisse prévoyance et retraite). Ainsi, même en votre absence, les frais nécessaires au maintien de votre activité professionnelle sont assurés.
Les indemnités frais généraux sont versées pendant une durée de 1 ou 2 ans en fonction des contrats. Les franchises sont similaires à celles de la garantie maintien de salaire (sauf certains contrats qui ne proposent que la franchise 30 jours).
L'assurance frais généraux n'est pas éligible à la loi Madelin mais il est possible de passer les cotisations en charges.
La seconde garantie d'une prévoyance c'est la rente invalidité. Elle est particulièrement importante car la protection de la Sécu est très limitée en cas d'invalidité (1 201,50 € par mois si vous êtes tétraplégique). Si vous êtes profession libérale vous êtes un peu mieux couvert notamment si vous êtes à la CARMF, CARCDSF, CARPIMKO ou CIPAV.
La prévoyance prévoit le versement d'une rente jusqu'à la retraite si vous êtes invalide totalement ou partiellement.
Le barème utilisé pour calculer le taux d'invalidité est soit croisé soit professionnel. Avec le barème croisé l'assureur calcule le taux en prenant en compte l'impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler et sur votre vie fonctionnelle. Cela fait une sorte de tableau à double entrée.
Le barème professionnel prend en compte uniquement l'impact de votre invalidité sur votre travail : si vous avez un métier avec une dimension physique importante alors ce barème est plus adapté (professeur de yoga, tatoueur etc..).
Que le barème soit croisé ou professionnel, les spécificités de votre métier sont prises en compte par l'assureur. C'est pour cela que le prix de la prévoyance n'est pas le même pour un informaticien ou un consultant et un artisan. L'artisan qui a un problème physique ne peut plus travailler ce qui n'est pas forcément le cas du consultant.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous recevrez 100% de la rente prévue au contrat. Si vous êtes invalide entre 33% et 66% alors vous toucherez une rente partielle dont le montant est égal à Taux d'invalidité / 66%. Par exemple si vous êtes invalide à 33% vous touchez 50% de la rente.
La rente prévue au contrat est différente entre les assureurs, c'est un point de vigilance🚨. Certains assureurs enlèvent environ 1 000€ aux revenus assurés tandis que d'autres se basent sur la totalité des revenus assurés.
En dessous de 33% d'invalidité vous ne touchez pas de rente mais il est possible d'abaisser le seuil de déclenchement en prenant l'option 20% qui permet de recevoir une rente dès 20% d'invalidité.
La 3e garantie d'une prévoyance concerne le décès. Si vous décédez prématurément alors l'assureur verse à votre famille un capital (il est possible de choisir votre bénéficiaire).
Il n'est pas possible de supprimer cette garantie car les assureurs l'imposent et le minimum est de 2x vos revenus annuels. Certains assureurs (par exemple Abeille) prévoient un bonus d'1x les revenus annuels par enfant à charge.
Vous pouvez ajouter en option une rente éducation ou une rente conjoint pour bien protéger les membres de votre famille.
Les assureurs sont très tatillons sur tout ce qui concerne la sélection médicale. À partir du moment où il y a des antécédents le processus de souscription se complexifie et peut entraîner des refus d'adhésion, des exclusions ou des majorations de tarif.
Le plus souvent les assureurs mettent des exclusions. Par exemple si vous avez eu un arrêt pour une fatigue chronique, vous pouvez être sûr que l'assureur imposera une exclusion sur les affections psychologiques. Si vous avez eu un arrêt lié à un problème de dos, les assureurs mettront une exclusion sur le dos. Les assureurs ne font aucun cadeau. Si l'antécédent est grave malheureusement le refus d'adhésion est le plus probable.