Quelle prévoyance pour un professionnel de santé en 2026 ?

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Par

Clément Janicot

Fondateur de Gus Assurance, courtier en prévoyance

Mis à jour le

October 24, 2026

Meilleurs contrats du marché (Abeille, April, Swisslife, Hodeva, Unim et autres)

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Qui sommes nous ?

Médecin, dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier, kiné, orthophoniste, psychologue ou ostéopathe : tous les professionnels de santé libéraux ont droit aux mêmes indemnités de l'Assurance maladie pendant les trois premiers mois d'un arrêt. Ensuite, tout dépend de la caisse de retraite. Certaines versent jusqu'à 197 € par jour, d'autres rien du tout. C'est la première chose à connaître pour choisir sa prévoyance.

prevoyance-madelin.fr est édité par Gus Assurance, courtier en prévoyance des indépendants. Depuis 2024, plus de 3 000 soignants nous ont demandé conseil. Cette page vous explique ce qui est commun à tous, puis vous oriente vers le guide de votre métier, où vous trouverez le détail de votre caisse, les prix et notre classement.

Trouvez le guide de votre métier

Chaque guide détaille ce que verse votre caisse, les risques propres à votre exercice, les prix des contrats et notre classement :

Votre métier n'est pas dans la liste ? La suite de cette page vaut pour tous les soignants libéraux.

Libéral, hospitalier ou interne : commencez par votre statut

Le statut décide de ce qui vous couvre déjà, et donc du contrat dont vous avez besoin.

  • Praticien hospitalier ou salarié : votre employeur maintient votre traitement (90 % pendant trois mois à l'hôpital, puis la moitié) et vous relevez du régime général. Ce qui manque, ce sont les gardes, les astreintes et les primes, qui ne sont pas maintenues, et une invalidité bien inférieure à votre revenu. Voir notre guide prévoyance du médecin hospitalier.
  • Interne ou docteur junior : même logique, avec un traitement réduit de moitié dès le quatrième mois et des gardes exclues. Un contrat pris pendant l'internat coûte quelques euros par mois et vous évite une sélection médicale plus tard. Mais il faudra le revoir à l'installation, car il assure rarement un revenu de libéral et des frais de cabinet.
  • Libéral, installé, collaborateur ou remplaçant : vous dépendez de l'Assurance maladie pour les 90 premiers jours, puis de votre caisse. C'est à vous que s'adresse la suite de cette page.

Infirmière, kiné ou sage-femme salariée d'un établissement ? Vous relevez de la prévoyance de votre employeur, pas d'un contrat Madelin. Si vous exercez à la fois en salariée et en libérale, seule votre activité libérale est à couvrir par un contrat individuel.

Les 90 premiers jours : la même règle pour tous les soignants libéraux

Depuis juillet 2021, tous les professionnels libéraux, professions de santé comprises, touchent des indemnités journalières de l'Assurance maladie. Les règles sont les mêmes, quelle que soit votre caisse :

RègleEn 2026
Délai de carence3 jours : les indemnités commencent le 4e jour
DuréeJusqu'au 90e jour d'arrêt, soit 87 jours indemnisés au plus
Montant1/730e de votre revenu moyen des trois dernières années
Maximum197,51 € par jour, atteint à partir de 144 180 € de revenu annuel
Condition12 mois d'affiliation à la date de l'arrêt

Concrètement, avec 36 000 € de revenu annuel, vous touchez environ 49 € par jour, soit 1 480 € par mois ; avec 60 000 €, environ 82 € par jour, soit 2 470 € par mois. C'est la moitié de votre revenu, pendant que loyer et cotisations continuent de tomber.

Trois situations réduisent encore ces indemnités :

  • vous venez de vous installer : sans 12 mois d'affiliation, la CPAM ne verse rien, et pendant les trois premières années, le calcul tient compte des périodes sans revenu ;
  • vous êtes en micro-entreprise, fréquent chez les psychologues et ostéopathes : le revenu retenu est votre chiffre d'affaires après abattement, et en dessous d'un faible seuil de revenu, vous ne touchez rien ;
  • votre revenu progresse vite : la CPAM regarde les trois années passées, pas votre revenu actuel.

Après 90 jours : ce que verse votre caisse

Un tiers des soignants qui nous contactent ne savent pas de quelle caisse ils dépendent. Or c'est elle qui décide de ce que vous touchez après trois mois d'arrêt, et en cas d'invalidité :

Votre métierVotre caisseDu 91e jour à 3 ansInvaliditéNotre guide
MédecinCARMF65,84 à 197,51 € par jour selon votre revenuTotale seulement, 23 662 à 31 549 € par anMédecin
Chirurgien-dentisteCARCDSFForfait de 113,22 € par jourTotale seulementDentiste
Sage-femmeCARCDSFForfait de 49,70 € par jourTotale seulement—
Infirmier, kiné, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologueCARPIMKOForfait de 55,44 € par jour, plus un supplément par enfant20 160 € par an si totale, 10 080 € si partielleInfirmière, kiné, orthophoniste, orthoptiste, podologue
Pharmacien, biologisteCAVPRienSeulement après une inaptitude définitive et la radiation de l'Ordre—
VétérinaireCARPVRienAprès un an d'arrêt, selon votre classe de cotisationVétérinaire
Ostéopathe, psychologue, ergothérapeute, diététicien, psychomotricienCIPAVRienFaible, à partir des deux tiers d'invaliditéOstéopathe, psychologue, ergothérapeute, diététicien, psychomotricien

Trois enseignements. Pour un pharmacien, un vétérinaire ou un affilié de la CIPAV, plus rien n'arrive après trois mois : la prévoyance doit prendre tout le relais. Pour un auxiliaire médical, le forfait de la CARPIMKO, environ 1 690 € par mois, ne couvre ni le revenu ni les charges. Et partout, l'invalidité des caisses ne joue qu'à partir d'un taux élevé, rarement atteint : un soignant qui ne peut plus exercer son métier mais pourrait en exercer un autre ne touche presque rien.

Ce qui compte dans un contrat quand on est soignant

Les questions qu'on nous pose sont les mêmes d'un métier à l'autre. Voici les points qui font la différence entre deux contrats au même prix.

Le dos et les troubles psychiques

Ce sont les deux premières causes d'arrêt long chez les soignants : plus d'un quart des arrêts indemnisés par la CARMF sont d'origine psychique, et dans une enquête menée auprès des auxiliaires médicaux, plus de la moitié présentaient des signes d'épuisement et presque tous les soignants fatigués citaient le dos. Or beaucoup de contrats n'indemnisent une lombalgie ou un burn-out qu'après une hospitalisation, ou seulement avec une option. Pour un métier physique ou exposé à l'épuisement, choisissez une couverture sans condition d'hospitalisation. Si vous avez déjà été arrêté pour l'une de ces causes, attendez-vous à une exclusion de cette seule pathologie : vous restez couvert pour tout le reste.

Le barème d'invalidité

C'est le point le moins regardé et le plus important. Avec un barème professionnel, l'assureur apprécie votre invalidité au regard de votre métier : un kiné qui ne peut plus masser ou un dentiste qui ne peut plus soigner touche une rente. Avec un barème croisé ou fonctionnel, il tient compte des autres métiers que vous pourriez exercer, et la rente peut tomber à zéro. Visez un barème professionnel, avec une rente dès 16 % d'invalidité, et vérifiez qu'il s'applique bien à votre profession.

Forfaitaire ou indemnitaire

Un contrat forfaitaire vous verse un montant fixe par jour, en plus de l'Assurance maladie et de votre caisse, sans contrôle de vos revenus lors du sinistre. Un contrat indemnitaire complète ce que versent les régimes obligatoires jusqu'au revenu choisi, et vérifie ce revenu. Les deux peuvent atteindre le même objectif, mais pas au même prix : c'est pourquoi deux devis peuvent aller du simple au double sans être comparables.

Le revenu et les frais du cabinet

Assurez le revenu que vous déclarez, pas votre chiffre d'affaires ni le plafond de votre statut ; si vous démarrez, un revenu prévisionnel réaliste est accepté. À côté, la garantie frais professionnels paie ce qui continue pendant l'arrêt : loyer, secrétariat, logiciel, et vos cotisations sociales, souvent le poste le plus lourd. Calez-la sur les charges de votre déclaration 2035.

Franchise, délai d'attente et sélection médicale

La franchise, ce sont les jours non indemnisés au début de chaque arrêt : 7, 15 ou 30 jours en maladie, souvent moins en cas d'accident ou d'hospitalisation. Le délai d'attente, lui, ne joue qu'une fois, après la signature : certaines maladies ne sont pas couvertes pendant les premiers mois. Enfin, au-delà d'un certain niveau de garanties, l'assureur demande des examens médicaux : déclarez tout, et ne résiliez pas votre contrat actuel avant que le nouveau soit accepté.

Le prix varie aussi selon le métier

Les assureurs classent les professions de santé par niveau de risque. Un kiné ne paie pas le même tarif qu'un psychologue, et chez certains assureurs, deux médecins de spécialités différentes non plus : SwissLife tarife par exemple le pédiatre 15 % au-dessus du généraliste. Un même contrat peut donc être le meilleur pour une profession et pas pour une autre.

Vous exercez en société d'exercice libéral

De plus en plus de soignants exercent en société d'exercice libéral. Deux points à vérifier :

  • le revenu à assurer : ce que la société vous verse pour votre activité, pas les dividendes. Si vous vous payez surtout en dividendes, vos indemnités de caisse peuvent tomber au minimum, et votre contrat doit compenser ;
  • les frais généraux : quand la société porte le loyer, le matériel et le personnel, votre garantie personnelle sert surtout à payer vos cotisations et votre part de charges.

Le cas détaillé d'une société d'imagerie est traité dans notre guide prévoyance du radiologue.

Combien coûte une prévoyance de soignant, métier par métier

Chez les soignants que nous avons assurés depuis 2024, voici le revenu le plus souvent garanti et la cotisation médiane, avec le contrat le plus souvent retenu. Les prix détaillés selon l'âge sont dans chaque guide.

MétierRevenu assuré le plus courantCotisation médiane par moisContrat le plus choisiPrix détaillés
Médecin5 000 €101 €Abeille SenséoGénéraliste, cardiologue, chirurgien, radiologue, pédiatre
Chirurgien-dentiste5 000 €116 €Abeille SenséoDentiste
Vétérinaire3 000 €99 €Abeille SenséoVétérinaire
Kinésithérapeute3 000 €90 €UnimKiné
Orthophoniste2 800 €56 €HodevaOrthophoniste
Psychologue2 500 €69 €HodevaPsychologue
Ostéopathe2 000 €63 €HodevaOstéopathe
Psychomotricien2 000 €61 €HodevaPsychomotricien

Pour un médecin de 35 ans qui assure 10 000 € par mois, 5 000 € de frais et 400 000 € de capital décès, comptez de 122 à 242 € par mois selon l'assureur et la ville. Pour un auxiliaire médical ou un affilié de la CIPAV de 30 ans qui assure 2 500 €, une prévoyance de base démarre autour de 25 à 45 € par mois : voir nos guides orthoptiste, podologue, ergothérapeute et diététicien.

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💵 Conseil gratuit : 0 € de frais de courtage, même tarif qu'en direct

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🔍 Dos, psy, barème d'invalidité et frais du cabinet vérifiés dans chaque devis

Les meilleures prévoyances pour les professionnels de santé

Un contrat excellent pour un médecin peut être mal adapté à un kiné : nous faisons donc deux classements. Le détail des garanties de chaque contrat est dans nos tests et dans le guide de votre métier.

Médecins et chirurgiens-dentistes

Paramédicaux

Pour les ostéopathes, psychologues, ergothérapeutes, diététiciens et psychomotriciens, qui ne touchent rien de la CIPAV, Hodeva passe en tête : voir le guide de votre métier. Pour les vétérinaires, voir notre guide prévoyance du vétérinaire.

Vos questions, nos réponses

Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !

Bien choisir sa prévoyance Madelin

Trouver une prévoyance Madelin adaptée peut s'avérer complexe. Entre le jargon technique, la multitude de critères à prendre en compte et les options disponibles, il est facile de se sentir dépassé. Notre rôle est de vous accompagner pour clarifier ces éléments et vous permettre de vous focaliser sur ce qui compte réellement.

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