
Par
Clément Janicot
Fondateur de Gus Assurance, courtier en prévoyance
Mis à jour le
October 25, 2026
Meilleurs contrats du marché (Abeille, April, Swisslife, Hodeva, Unim et autres)
Médecin libéral, installé ou remplaçant, vous cotisez à la CARMF pour votre retraite, mais aussi pour l'invalidité, le décès et les arrêts de travail longs. C'est l'une des caisses de libéraux qui protègent le mieux : à partir du 91e jour, elle verse la moitié de votre revenu pendant trois ans. Mais cette moitié est plafonnée, la pension d'invalidité ne joue que si vous ne pouvez plus du tout exercer, et vos charges courent pendant tout l'arrêt.
prevoyance-madelin.fr est édité par Gus Assurance, courtier en prévoyance des indépendants. Cette page chiffre, revenu par revenu, ce que la CPAM puis la CARMF vous verseraient, détaille les démarches et leurs pièges, et liste ce qu'une prévoyance doit prendre en charge à leur place.
Un arrêt de travail se passe en deux temps. Du 4e au 90e jour, c'est l'Assurance maladie qui vous indemnise. À partir du 91e jour, la CARMF prend le relais, jusqu'à 36 mois d'arrêt au total. Dans les deux cas, l'indemnité vaut la moitié de votre revenu, avec un plafond de 197,51 € par jour en 2026 :
| Revenu annuel | Jours 4 à 90 (CPAM), par mois | À partir du 91e jour (CARMF), par mois | Part du revenu |
|---|---|---|---|
| 40 000 € | 1 667 € | 2 003 € | 50 à 60 % |
| 60 000 € | 2 500 € | 2 500 € | 50 % |
| 90 000 € | 3 750 € | 3 750 € | 50 % |
| 120 000 € | 5 000 € | 5 000 € | 50 % |
| 200 000 € | 6 008 € | 6 008 € | 36 % |
Les deux organismes ne regardent pas les mêmes années. La CPAM prend la moyenne de vos trois dernières années. La CARMF ne retient qu'une seule année, l'avant-dernière : en 2026, vos revenus de 2024. Elle verse 1/730e de ce revenu par jour, avec un minimum de 65,84 € jusqu'à 48 060 € de revenu, et le maximum de 197,51 € à partir de 144 180 €. Si vos revenus ont fortement augmenté depuis deux ans, l'indemnité de la CARMF suit donc avec retard.
Après 62 ans, le montant baisse : plein la première année, 75 % la deuxième, 50 % la troisième. Après 70 ans, vous ne touchez plus que la moitié, pendant 12 à 24 mois. Enfin, ces indemnités sont imposables depuis 2025, dans vos bénéfices non commerciaux, et la CSG et la CRDS sont prélevées dessus.
La CARMF ne verse une pension d'invalidité que si elle reconnaît une invalidité totale et définitive : un état qui vous rend inapte à exercer la médecine, et qui n'évoluera plus. Il n'existe pas d'invalidité partielle. Un chirurgien qui ne peut plus opérer mais peut encore consulter, ou un médecin qui ne peut plus travailler qu'à mi-temps, ne touche rien.
Le montant dépend du plus élevé de vos revenus des trois années qui précèdent :
| Meilleur revenu des 3 dernières années | Pension par an | Par mois | Part du revenu |
|---|---|---|---|
| 48 060 € ou moins | 23 662 € | 1 972 € | 59 % à 40 000 € |
| De 48 060 à 144 180 € | De 23 662 à 31 549 € | De 1 972 à 2 629 € | De 22 à 49 % |
| 144 180 € ou plus | 31 549 € | 2 629 € | 16 % à 200 000 € |
Cette pension peut être majorée de 35 % si vous êtes marié depuis au moins deux ans et que votre conjoint a peu de ressources (31 252 € par an au plus en 2026), de 35 % si vous avez besoin d'une tierce personne, et de 10 % à partir de trois enfants. S'y ajoute une rente de 8 788,52 € par an pour chaque enfant à charge, jusqu'à 21 ans, ou 25 ans s'il fait des études.
La pension s'arrête au plus tard au début du trimestre qui suit vos 62 ans, quand la retraite prend le relais. Pendant l'invalidité, vous continuez à acquérir gratuitement des points de retraite dans les trois régimes de la CARMF.
La CARMF n'est pas prévenue par la CPAM : c'est à vous de lui déclarer votre arrêt, dans les deux mois. Passé ce délai, vos droits ne démarrent qu'au 31e jour qui suit votre déclaration, et vous perdez au moins un mois d'indemnités. La caisse conseille de la prévenir même si vous pensez reprendre avant 90 jours : en cas de rechute, les périodes d'arrêt s'additionnent.
| Moment | Ce que vous touchez | Ce que vous devez faire |
|---|---|---|
| Jours 1 à 3 | Rien (carence) | Envoyer l'arrêt à la CPAM sous 48 heures |
| Jours 4 à 90 | Indemnités de la CPAM | Déclarer l'arrêt à la CARMF avant la fin du 2e mois |
| À partir du 91e jour | Indemnités de la CARMF, versées chaque mois à terme échu | Chaque mois, une attestation sur l'honneur de non-activité et un certificat de votre médecin |
| Jusqu'au 36e mois | Indemnités de la CARMF, ou pension d'invalidité si elle est reconnue avant | Répondre aux convocations du médecin contrôleur |
| Invalidité reconnue | Pension d'invalidité jusqu'à 62 ans | Céder ou fermer le cabinet, demander la radiation de l'Ordre ou l'inscription comme médecin n'exerçant pas |
La déclaration se fait par écrit, sous pli cacheté marqué « confidentiel » adressé au médecin contrôleur de la CARMF, ou en ligne sur votre espace eCARMF. Elle doit être accompagnée d'un certificat qui indique la date d'arrêt, sa durée probable et la nature de la maladie. Joignez votre déclaration de revenus et votre avis d'imposition de l'avant-dernière année : sans eux, la caisse vous verse le minimum en attendant de régulariser.
Les indemnités ne sont pas automatiques. Chaque mois, vous envoyez une attestation de non-activité, à partir du 27, et un certificat médical détaillé. La commission de contrôle de l'incapacité d'exercice suit votre dossier : si elle reconnaît une invalidité totale et définitive, la pension remplace les indemnités ; sinon, celles-ci continuent tant que l'arrêt est justifié, dans la limite de trois ans. Pour une reprise progressive, elle peut vous accorder une aide pendant trois mois, renouvelable une fois.
Si vous rechutez de la même maladie moins d'un an après avoir repris, la CARMF vous indemnise dès le 15e jour, à condition de lui déclarer le nouvel arrêt avant la fin de ce 15e jour. Après plus d'un an de reprise, même partielle, un nouvel arrêt repart avec une franchise de 90 jours.
Contestez d'abord devant la commission de recours amiable de la CARMF, dans les deux mois qui suivent la décision. En cas de refus, le litige se porte devant le pôle social du tribunal judiciaire.
| Prestation 2026 | Montant | Conditions |
|---|---|---|
| Capital décès | 71 500 € | Médecin de moins de 75 ans, en activité ou invalide, à jour de ses cotisations |
| Rente au conjoint | De 8 557 à 17 114 € par an (713 à 1 426 € par mois) | Marié depuis plus de deux ans ou avec un enfant, jusqu'à ses 62 ans |
| Rente à chaque enfant | 10 078 € par an (840 € par mois) | Jusqu'à 21 ans, 25 ans en cas d'études |
Le capital va d'abord au conjoint marié depuis au moins deux ans, puis aux enfants de moins de 21 ans, puis aux parents à charge. La rente du conjoint varie selon vos cotisations et le temps qui lui reste jusqu'à 62 ans ; elle est majorée de 10 % s'il a eu au moins trois enfants avec vous. Un enfant qui perd ses deux parents touche 17 114 € par an.
Attention si vous êtes pacsé ou en concubinage : votre partenaire ne touche aucune rente de la CARMF. Rien n'est non plus automatique : votre famille doit faire elle-même la demande, et rapidement.
La cotisation invalidité-décès de la CARMF va de 626 € par an, jusqu'à 48 060 € de revenu, à 1 010 € à partir de 144 180 € en 2026, et augmente progressivement entre les deux. Comme pour les autres cotisations de la caisse, elle est calculée sur vos revenus de l'avant-dernière année. Les deux premières années d'installation, vous payez le minimum.
Pendant un arrêt, vos cotisations ne s'arrêtent pas toutes :
Arrêté du 1er janvier au 31 décembre, ce médecin touche environ 49 600 € de la CPAM puis de la CARMF, la moitié de son revenu. Voici ce qu'il continue de payer :
| Charge sur l'année d'arrêt | Secteur 1 | Secteur 2 |
|---|---|---|
| Retraite de base et complémentaire CARMF | 0 € (exonérées) | 0 € (exonérées) |
| Allocation supplémentaire vieillesse (ASV) | 3 250 € | 9 750 € |
| Invalidité-décès CARMF | 834 € | 834 € |
| CSG et CRDS retenues sur les indemnités de la CPAM et de la CARMF | 3 300 € | 3 300 € |
| Frais du cabinet (exemple : 2 000 € par mois) | 24 000 € | 24 000 € |
| Total | 31 400 € | 37 900 € |
Il lui reste donc 12 000 à 18 000 € pour vivre toute l'année. Les autres cotisations Urssaf tombent presque à zéro, puisqu'il n'a plus de revenu d'activité. Une exception : les indemnités versées par une prévoyance Madelin entrent dans son bénéfice, et l'Urssaf calcule ses cotisations dessus comme sur un revenu. Pensez aussi à demander à l'Urssaf de recalculer vos acomptes : sinon, elle continue de les appeler sur vos revenus passés et ne vous rembourse que l'année suivante.
Pour un médecin, la prévoyance ne remplace pas la CARMF : elle comble l'écart entre la moitié de revenu qu'elle verse et ce dont vous avez besoin. Elle doit prévoir :
Vérifiez aussi si le contrat indemnise sous déduction de la CARMF ou verse le montant prévu en plus. Pour connaître le prix et les contrats que nous conseillons, reportez-vous au guide de votre spécialité, listé en fin de page.
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Vous voulez comparer avec les autres soignants ? Notre page prévoyance des professionnels de santé compare la CARMF aux caisses des autres métiers de la santé.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
À partir du 91e jour, 1/730e de vos revenus de l'avant-dernière année par jour, soit la moitié de votre revenu, entre 65,84 et 197,51 € par jour en 2026 (2 003 à 6 008 € par mois), pendant trois ans au plus. Avant, c'est la CPAM qui vous indemnise, à partir du 4e jour.
Oui, la caisse le recommande. Vous devez de toute façon déclarer votre arrêt dans les deux mois, sinon vos droits ne démarrent qu'au 31e jour après la déclaration. Et en cas de rechute, les périodes d'arrêt déclarées s'additionnent.
Oui, mais au minimum. La CPAM ne verse rien avant un an d'affiliation, et la CARMF calcule ses indemnités sur vos revenus d'il y a deux ans, souvent faibles : vous touchez 65,84 € par jour, environ 2 000 € par mois, à partir du 91e jour.
Non. La rente de la CARMF est réservée au conjoint marié depuis plus de deux ans, ou avec qui vous avez un enfant. Un partenaire pacsé ou un concubin ne touche rien : seule une prévoyance ou une assurance décès peut le protéger.
Non. Dès que vous touchez votre retraite, vous perdez les garanties invalidité-décès et les indemnités de la CARMF. En cas d'arrêt, seule la CPAM vous indemnise, du 4e au 90e jour.
Trouver une prévoyance Madelin adaptée peut s'avérer complexe. Entre le jargon technique, la multitude de critères à prendre en compte et les options disponibles, il est facile de se sentir dépassé. Notre rôle est de vous accompagner pour clarifier ces éléments et vous permettre de vous focaliser sur ce qui compte réellement.
La garantie maintien de salaire prévoit le versement d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Ces indemnités sont versées à partir du 4e jour en cas d'accident ou d'hospitalisation mais les franchises sont plus longues en cas de maladie (30, 15 ou 7jours). Elles sont versées pendant une durée de 3 ans (vs 1 an pour la Sécu) et viennent en complément de celles versées par la Sécurité Sociale. Les indemnités versées par la prévoyance sont calculées par rapport à un revenu assuré qui doit être cohérent avec votre revenu réel. La prévoyance vous garantit de maintenir ce revenu assuré en cas d'arrêt de travail (en combinant ce qu'elle verse et ce que la Sécu verse).
Les indemnités versées par la prévoyance sont calculées par rapport à un revenu assuré qui doit être cohérent avec votre revenu réel. La prévoyance vous garantit de maintenir ce revenu assuré en cas d'arrêt de travail (en combinant ce qu'elle verse et ce que la Sécu verse).
Exemple : Vous vous assurez pour 2 000 € par mois et vous touchez 986€ de la Sécu alors la prévoyance versera 1 014€. Mais si vous dépassez un an d'arrêt alors l'indemnisation de la Sécu cesse et vous touchez 2 000€ de la prévoyance.
Le fait d'avoir lancé votre activité il y a moins de 3 ans va avoir plusieurs implications :
- La Sécurité Sociale couvre les TNS à partir du moment où ils ont cotisé pendant un an mais même après un an les indemnisations versées sont faibles puisque la Sécu vous verse 50% de vos revenus dans la limite de 2 003 € par mois (calculés sur la moyenne des 3 dernières années et les années à 0€ sont prises en compte). Une prévoyance est encore plus importante pour les personnes qui viennent de se lancer.
- Les assureurs vous considèrent comme des créateurs, cela leur permet de savoir que vous serez mal couvert par la Sécu et donc de prévoir des indemnités supplémentaires pour compenser. Par ailleurs, ils imposent généralement une limitation du revenu assuré à 3 333€ par mois (sauf si vous fournissez des justificatifs)
Les assureurs imposent une certaine cohérence entre votre revenu réel et votre revenu assuré. Pour un TNS le revenu correspond à votre revenu de gérance (le CA - les charges). Le plus simple est de vous assurer sur cette base. Cependant, vous pouvez vous assurer pour un montant moindre si vous souhaitez faire baisser le montant des cotisations. Si vous êtes créateur vous pouvez partir sur une estimation. Si vous n'êtes pas en création mais que vous pensez que votre revenu va fortement augmenter dans l'année à venir, vous pouvez vous assurer par rapport à cette estimation.
Il sera possible de faire évoluer ce montant. C'est d'ailleurs mon rôle de faire un point annuel avec vous pour vérifier que la prévoyance correspond toujours à votre situation et revenus.
Les prévoyances démarrent généralement l'indemnisation à partir du 4e jour en cas d'accident ou d'hospitalisation mais en cas de maladie le délai est plus long. Vous pouvez choisir 30 jours ou plus rarement 15 jours ou 7 jours.
Je recommande de choisir 30 jours. Le fait de prendre une franchise courte augmente le prix du contrat de l'ordre de 10%-15%. Globalement la franchise maladie 15 jours est peu utile car les maladies qui durent entre 15 jours et un mois sont très rares sauf pour la grossesse pathologique. Cela concerne uniquement la maladie, en cas d'accident ou d'hospitalisation vous commencerez à être indemnisé dès le 4e jour.
Si vous avez un arrêt de travail lié à un problème de dos ou à un problème psychologique (burnout) et que vous n'êtes pas hospitalisé alors vous ne serez pas indemnisé sauf si vous prenez une option pour lever cette condition d'hospitalisation.
Chez certains assureurs comme Swisslife ou April l'option dos est incluse sans option. L'option psy n'est jamais incluse et elle est coûteuse de l'ordre de 10% du prix du contrat.
Choisir ou pas l'option psy est un choix important, si vous ne le prenez pas alors ayez bien en tête que vous ne serez pas couvert si vous avez un arrêt lié à un problème qui n'a pas une origine physique.
Pendant le congé légal de maternité vous êtes couverte par la Sécurité Sociale qui vous verse des indemnités journalières ainsi qu'une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € (versée en deux fois). La prévoyance vous couvre uniquement en cas de grossesse pathologique et certains contrats excluent une majorité de pathologies. Si vous cliquez sur oui je ne vous proposerai pas certains contrats comme Swisslife qui couvre très mal la grossesse pathologique.
En tant que TNS vous bénéficierez de la loi Madelin, cela signifie que vous pourrez passer les cotisations de la prévoyance en charges et réduire fortement le coût réel de la prévoyance. La contrepartie de cet avantage fiscal est que les indemnités versées par la prévoyance seront réintégrées à votre CA et que vous devrez payer des charges dessus. Il est donc plus prudent de prendre l'option frais généraux qui prévoit le versement à votre entreprise d'indemnités journalière si vous êtes en arrêt de travail. Elle permet aussi de payer toutes les charges fixes de votre entreprise (loyer, salaire, assurance, location de machine, etc..)
L'option frais généraux de votre contrat de prévoyance vous permet de couvrir les dépenses incompressibles de votre activité en cas d'incapacité de travail. Cela inclut les charges telles que le loyer, les salaires de vos employés, les cotisations sociales (URSAFF, Caisse prévoyance et retraite). Ainsi, même en votre absence, les frais nécessaires au maintien de votre activité professionnelle sont assurés.
Les indemnités frais généraux sont versées pendant une durée de 1 ou 2 ans en fonction des contrats. Les franchises sont similaires à celles de la garantie maintien de salaire (sauf certains contrats qui ne proposent que la franchise 30 jours).
L'assurance frais généraux n'est pas éligible à la loi Madelin mais il est possible de passer les cotisations en charges.
La seconde garantie d'une prévoyance c'est la rente invalidité. Elle est particulièrement importante car la protection de la Sécu est très limitée en cas d'invalidité (1 201,50 € par mois si vous êtes tétraplégique). Si vous êtes profession libérale vous êtes un peu mieux couvert notamment si vous êtes à la CARMF, CARCDSF, CARPIMKO ou CIPAV.
La prévoyance prévoit le versement d'une rente jusqu'à la retraite si vous êtes invalide totalement ou partiellement.
Le barème utilisé pour calculer le taux d'invalidité est soit croisé soit professionnel. Avec le barème croisé l'assureur calcule le taux en prenant en compte l'impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler et sur votre vie fonctionnelle. Cela fait une sorte de tableau à double entrée.
Le barème professionnel prend en compte uniquement l'impact de votre invalidité sur votre travail : si vous avez un métier avec une dimension physique importante alors ce barème est plus adapté (professeur de yoga, tatoueur etc..).
Que le barème soit croisé ou professionnel, les spécificités de votre métier sont prises en compte par l'assureur. C'est pour cela que le prix de la prévoyance n'est pas le même pour un informaticien ou un consultant et un artisan. L'artisan qui a un problème physique ne peut plus travailler ce qui n'est pas forcément le cas du consultant.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous recevrez 100% de la rente prévue au contrat. Si vous êtes invalide entre 33% et 66% alors vous toucherez une rente partielle dont le montant est égal à Taux d'invalidité / 66%. Par exemple si vous êtes invalide à 33% vous touchez 50% de la rente.
La rente prévue au contrat est différente entre les assureurs, c'est un point de vigilance🚨. Certains assureurs enlèvent environ 1 000€ aux revenus assurés tandis que d'autres se basent sur la totalité des revenus assurés.
En dessous de 33% d'invalidité vous ne touchez pas de rente mais il est possible d'abaisser le seuil de déclenchement en prenant l'option 20% qui permet de recevoir une rente dès 20% d'invalidité.
La 3e garantie d'une prévoyance concerne le décès. Si vous décédez prématurément alors l'assureur verse à votre famille un capital (il est possible de choisir votre bénéficiaire).
Il n'est pas possible de supprimer cette garantie car les assureurs l'imposent et le minimum est de 2x vos revenus annuels. Certains assureurs (par exemple Abeille) prévoient un bonus d'1x les revenus annuels par enfant à charge.
Vous pouvez ajouter en option une rente éducation ou une rente conjoint pour bien protéger les membres de votre famille.
Les assureurs sont très tatillons sur tout ce qui concerne la sélection médicale. À partir du moment où il y a des antécédents le processus de souscription se complexifie et peut entraîner des refus d'adhésion, des exclusions ou des majorations de tarif.
Le plus souvent les assureurs mettent des exclusions. Par exemple si vous avez eu un arrêt pour une fatigue chronique, vous pouvez être sûr que l'assureur imposera une exclusion sur les affections psychologiques. Si vous avez eu un arrêt lié à un problème de dos, les assureurs mettront une exclusion sur le dos. Les assureurs ne font aucun cadeau. Si l'antécédent est grave malheureusement le refus d'adhésion est le plus probable.