
Par
Clément Janicot
Fondateur de Gus Assurance, courtier en prévoyance
Mis à jour le
November 3, 2026
Meilleurs contrats du marché (Abeille, April, Swisslife, Hodeva, Unim et autres)
Un ophtalmologue libéral gagne en moyenne plus de 200 000 € par an, travaille avec un plateau technique coûteux et des orthoptistes salariés, et dépend de ses yeux, de ses mains et de sa nuque pour opérer. Les indemnités obligatoires sont plafonnées très en dessous de ce revenu, et un œil perdu ne vaut pas, dans les contrats, une invalidité totale. La prévoyance d'un ophtalmologue se règle donc autrement que celle d'un généraliste.
prevoyance-madelin.fr appartient à Gus Assurance, cabinet de courtage spécialisé dans la prévoyance des travailleurs indépendants. Cette page détaille les indemnités de l'Assurance maladie et de la CARMF pour un ophtalmologue, la place de la vue dans les barèmes d'invalidité, les charges du cabinet à garantir, les tarifs 2026 et notre sélection de contrats. Les règles communes à l'ensemble des médecins sont réunies dans notre guide prévoyance du médecin libéral.
Les ophtalmologues libéraux ont déclaré à la CARMF un revenu moyen de 210 776 € au titre de 2024, soit environ 17 500 € par mois : l'un des plus élevés de toutes les spécialités, loin devant la moyenne des spécialistes (160 361 €). Or les indemnités obligatoires sont plafonnées dès 144 180 € de revenu annuel. Voici ce que vous toucheriez à ce niveau de revenu :
| Moment de l'arrêt | Organisme | Ce qui est versé | Rapporté à 17 500 € par mois |
|---|---|---|---|
| 3 premiers jours | Aucun (carence) | Rien | 0 % |
| 4e au 90e jour | CPAM | 197,51 € par jour au plus, soit environ 6 000 € par mois | 34 % |
| 91e jour à la fin de la 3e année | CARMF | 197,51 € par jour au plus, soit environ 6 000 € par mois | 34 % |
| Invalidité | CARMF | 31 549 € par an au plus, et seulement en cas d'inaptitude totale | 15 % |
Trois traits du métier rendent ce tiers de revenu particulièrement insuffisant :
Pour un ophtalmologue qui opère, la perte de la vision d'un œil, ou une diplopie persistante, met fin à la chirurgie sous microscope : sans vision binoculaire, plus de perception du relief. Pourtant, aucun des contrats que nous comparons ne cote d'avance cette situation comme une invalidité totale :
Deux réglages comptent donc plus qu'ailleurs : un seuil de déclenchement bas (16 %, ou 10 % chez Unim), pour qu'une atteinte partielle ouvre bien une rente, et une description précise de votre activité à l'adhésion, en indiquant la part de chirurgie, pour que l'expert raisonne sur votre exercice réel. La cécité complète, elle, est cotée 100 % partout.
Penché sur la lampe à fente toute la journée, puis sur le microscope opératoire, l'ophtalmologue travaille la tête fléchie et les bras en avant. Dans une enquête américaine publiée en 2012 par la revue Ophthalmology, 46 % des praticiens de la vision se plaignaient de douleurs du cou, contre 21 % des médecins de famille ; les douleurs du bas du dos et des poignets y étaient aussi deux à trois fois plus fréquentes. En 2020, 14 % des ophtalmologues interrogés par le Digital Journal of Ophthalmology envisageaient une retraite anticipée à cause de ces douleurs.
Une cervicalgie ou une hernie discale n'est pas une maladie rare : vérifiez que votre contrat indemnise les affections du dos sans exiger d'hospitalisation ni d'opération. Abeille et SwissLife le font pour un médecin ; chez Unim, il faut l'option Renfort Dos, qui ne peut être prise qu'à l'adhésion.
Chez les médecins libéraux, les troubles mentaux représentent près de la moitié des pensions d'invalidité servies par la CARMF. Un rythme de consultations soutenu, des délais de rendez-vous très longs et la pression des patients exposent aussi les ophtalmologues. Chez Abeille, un arrêt psychique est pris en charge sans passage à l'hôpital, une fois écoulés douze mois de contrat ; Unim le garantit sans limite avec son option Renfort Psy ; SwissLife le réserve aux arrêts avec hospitalisation, sauf à souscrire l'option de rachat, qui paie alors 50 % des indemnités.
Au-delà de certains montants d'indemnités, de rente ou de capital, l'assureur ajoute au questionnaire de santé des examens : bilan sanguin, bilan cardiologique, parfois un rapport médical complet. Ils sont pris en charge, mais allongent la souscription de quelques semaines. Dans un de nos dossiers, nous avons réglé les montants juste sous ces seuils pour assurer l'ophtalmologue tout de suite, quitte à augmenter la rente plus tard. Attention : chaque hausse de garantie passe par un nouveau questionnaire de santé.
Beaucoup d'ophtalmologues ont souscrit leur prévoyance pendant l'internat ou le clinicat, auprès d'un assureur des médecins, et ne l'ont jamais revue. Deux contrats que l'on nous a soumis montrent ce que cela peut donner :
Avant de comparer des prix, comparez les garanties : montant des indemnités après le 90e jour, rente d'invalidité, seuil et barème. Vous pouvez aussi garder votre contrat et le compléter par un second, tant que le total ne dépasse pas votre revenu réel. La résiliation de l'ancien ne vient qu'après l'acceptation médicale du nouveau.
Dans un centre ou un institut à plusieurs associés, il est rare que les autres prennent en charge votre part des frais quand vous êtes arrêté. Vérifiez ce que prévoient vos statuts ou votre pacte d'associés : si rien n'est écrit, votre quote-part continue d'être appelée, et c'est votre garantie frais généraux qui doit la payer. Elle peut s'ajouter à un contrat existant par avenant, ou faire l'objet d'un contrat séparé si l'avenant entraîne une exclusion ou une surprime.
Le revenu d'un remplaçant ou d'un collaborateur peut déjà être élevé, mais ses charges ne sont pas celles d'un installé. Prévoyez la mise à jour de votre contrat à l'installation : revenu, frais généraux, capital pour le prêt du cabinet. Un contrat forfaitaire vous évite d'être indemnisé sur un revenu plus bas que prévu pendant cette période de transition.
Exemple chiffré : un ophtalmologue non-fumeur garantit 10 000 € de revenu et 5 000 € de charges fixes par mois, un capital de 400 000 € et une rente sur barème professionnel, avec un mois de franchise en maladie. Tarif mensuel par âge d'entrée :
| Âge | Abeille Senséo à Paris | Abeille Senséo à Lyon | Unim | SwissLife |
|---|---|---|---|---|
| 35 ans | 174 € | 242 € | 219 € | 122 € |
| 45 ans | 253 € | 341 € | 219 € | 166 € |
| 55 ans | 431 € | 555 € | 496 € | 258 € |
👁️ Ophtalmologues libéraux, installés, collaborateurs et remplaçants, accompagnés depuis 2024
💵 Conseil gratuit : 0 € de frais de courtage, même tarif qu'en direct
🤝 Abeille, SwissLife et Unim comparés sur les mêmes garanties
🔍 Barème d'invalidité, frais du cabinet et contrats d'internat vérifiés dans nos devis
Notre classement réunit les contrats que nous proposons et ceux que de nombreux ophtalmologues ont souscrits directement auprès d'un assureur des médecins. Nos critères, par ordre d'importance pour cette spécialité : la façon dont l'invalidité est appréciée, la place faite aux arrêts liés au rachis et aux troubles psychiques, le niveau et la durée des frais généraux, puis le prix dans la durée.
Le contrat d'Abeille pour les professions médicales fixe le taux d'invalidité par expertise, au regard de votre profession, avec une rente dès 16 %. Le dos et le psychique d'un médecin sont couverts sans hospitalisation, les indemnités sont forfaitaires et les frais généraux peuvent monter haut, versés 18 mois. Revers : le tarif dépend du code postal et augmente chaque année, et les formalités médicales sont parmi les plus poussées pour les gros montants. Voir notre test d'Abeille Senséo.
À chaque âge, SwissLife affiche le tarif le plus bas de nos calculs et verse les frais généraux d'un médecin pendant 24 mois. Le dos est couvert comme une maladie ordinaire. En revanche, le psychique exige une hospitalisation sans option, la grossesse pathologique est limitée à une liste de complications, et son barème contractuel optionnel encadre la perte d'un œil entre 25 et 50 % environ : demandez-vous si l'expertise seule ne vous serait pas plus favorable. Voir notre test de SwissLife.
Le contrat de l'association Unim, assuré par Allianz, ouvre une rente dès 10 % d'invalidité, n'applique aucun délai d'attente et garde le même tarif de 35 à 49 ans. Mais son barème médical cote la perte d'un œil entre 25 et 50 %, la rente partielle est calculée sur le taux divisé par 100, et le dos comme le psychique demandent des options à prendre dès l'adhésion. Voir notre test d'Unim.
Le Groupe Pasteur Mutualité, souvent connu dès l'internat, propose des franchises courtes et de bonnes garanties pour la famille. Son tarif est au-dessus du marché et il exclut les lombalgies sans lésion objectivée, un point sensible pour une spécialité exposée aux douleurs du dos. Voir notre test de GPM.
Vendu uniquement dans le réseau des agents Axa, Agipi verse des indemnités forfaitaires et juge l'invalidité sur la profession. Les troubles psychiques n'y sont indemnisés qu'un an au total, hors hospitalisation prolongée, et la cotisation grimpe rapidement avec les années. Voir notre test d'Agipi.
Souvent souscrit pendant l'internat, le contrat de La Médicale indemnise tôt une maladie. Mais aucune rente n'est due sous 26 % d'invalidité, le psychique est peu couvert, et les contrats que l'on nous soumet sont parfois paramétrés sans indemnités journalières ni rente. Faites vérifier ce que couvre réellement le vôtre. Voir notre test de La Médicale.
L'offre de la MACSF séduit en début d'exercice. Elle apprécie cependant l'invalidité au regard de toute activité encore possible, restreint le psychique et la grossesse pathologique, et certains contrats anciens versent peu d'indemnités après le troisième mois d'arrêt. Voir notre test de la MACSF.
Dans tous les cas, gardez l'ancien contrat jusqu'à la réponse médicale écrite du nouvel assureur.
Vous hésitez encore ? Voici quelques compléments d’informations sur les questions que l’on nous pose le plus souvent !
Pas automatiquement. Les barèmes contractuels d'Unim et, en option, de SwissLife cotent la perte totale d'un œil entre 25 et 50 % environ ; chez Abeille, un expert fixe le taux selon ce que vous pouvez encore faire dans votre métier. Avec une rente partielle dès 16 % (10 % chez Unim), vous serez indemnisé, mais rarement à 100 % si vous pouvez encore consulter.
La garantie frais généraux, qui rembourse vos charges fixes réelles : salaires et charges du personnel, loyer, crédit-bail, cotisations sociales. Elle est plafonnée par chaque assureur, autour de 10 000 à 15 000 € par mois selon nos devis, et versée 12 à 24 mois selon le contrat.
Pas avant d'avoir comparé les garanties et obtenu l'accord médical d'un nouvel assureur. Regardez surtout les indemnités versées après le 90e jour et la rente d'invalidité. Vous pouvez aussi le garder et le compléter par un second contrat, tant que le total ne dépasse pas votre revenu réel.
Seulement si vos statuts ou votre pacte d'associés le prévoient, ce qui est rare. À défaut, votre quote-part reste due pendant l'arrêt : c'est à votre garantie frais généraux de la couvrir.
Souscrivez maintenant, sur votre revenu actuel, tant que vous n'avez pas d'antécédent de santé. À l'installation, faites relever le revenu et les frais généraux par avenant : la hausse passera par un nouveau questionnaire de santé, mais vous resterez couvert entre-temps.
Trouver une prévoyance Madelin adaptée peut s'avérer complexe. Entre le jargon technique, la multitude de critères à prendre en compte et les options disponibles, il est facile de se sentir dépassé. Notre rôle est de vous accompagner pour clarifier ces éléments et vous permettre de vous focaliser sur ce qui compte réellement.
La garantie maintien de salaire prévoit le versement d'indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Ces indemnités sont versées à partir du 4e jour en cas d'accident ou d'hospitalisation mais les franchises sont plus longues en cas de maladie (30, 15 ou 7jours). Elles sont versées pendant une durée de 3 ans (vs 1 an pour la Sécu) et viennent en complément de celles versées par la Sécurité Sociale. Les indemnités versées par la prévoyance sont calculées par rapport à un revenu assuré qui doit être cohérent avec votre revenu réel. La prévoyance vous garantit de maintenir ce revenu assuré en cas d'arrêt de travail (en combinant ce qu'elle verse et ce que la Sécu verse).
Les indemnités versées par la prévoyance sont calculées par rapport à un revenu assuré qui doit être cohérent avec votre revenu réel. La prévoyance vous garantit de maintenir ce revenu assuré en cas d'arrêt de travail (en combinant ce qu'elle verse et ce que la Sécu verse).
Exemple : Vous vous assurez pour 2 000 € par mois et vous touchez 986€ de la Sécu alors la prévoyance versera 1 014€. Mais si vous dépassez un an d'arrêt alors l'indemnisation de la Sécu cesse et vous touchez 2 000€ de la prévoyance.
Le fait d'avoir lancé votre activité il y a moins de 3 ans va avoir plusieurs implications :
- La Sécurité Sociale couvre les TNS à partir du moment où ils ont cotisé pendant un an mais même après un an les indemnisations versées sont faibles puisque la Sécu vous verse 50% de vos revenus dans la limite de 2 003 € par mois (calculés sur la moyenne des 3 dernières années et les années à 0€ sont prises en compte). Une prévoyance est encore plus importante pour les personnes qui viennent de se lancer.
- Les assureurs vous considèrent comme des créateurs, cela leur permet de savoir que vous serez mal couvert par la Sécu et donc de prévoir des indemnités supplémentaires pour compenser. Par ailleurs, ils imposent généralement une limitation du revenu assuré à 3 333€ par mois (sauf si vous fournissez des justificatifs)
Les assureurs imposent une certaine cohérence entre votre revenu réel et votre revenu assuré. Pour un TNS le revenu correspond à votre revenu de gérance (le CA - les charges). Le plus simple est de vous assurer sur cette base. Cependant, vous pouvez vous assurer pour un montant moindre si vous souhaitez faire baisser le montant des cotisations. Si vous êtes créateur vous pouvez partir sur une estimation. Si vous n'êtes pas en création mais que vous pensez que votre revenu va fortement augmenter dans l'année à venir, vous pouvez vous assurer par rapport à cette estimation.
Il sera possible de faire évoluer ce montant. C'est d'ailleurs mon rôle de faire un point annuel avec vous pour vérifier que la prévoyance correspond toujours à votre situation et revenus.
Les prévoyances démarrent généralement l'indemnisation à partir du 4e jour en cas d'accident ou d'hospitalisation mais en cas de maladie le délai est plus long. Vous pouvez choisir 30 jours ou plus rarement 15 jours ou 7 jours.
Je recommande de choisir 30 jours. Le fait de prendre une franchise courte augmente le prix du contrat de l'ordre de 10%-15%. Globalement la franchise maladie 15 jours est peu utile car les maladies qui durent entre 15 jours et un mois sont très rares sauf pour la grossesse pathologique. Cela concerne uniquement la maladie, en cas d'accident ou d'hospitalisation vous commencerez à être indemnisé dès le 4e jour.
Si vous avez un arrêt de travail lié à un problème de dos ou à un problème psychologique (burnout) et que vous n'êtes pas hospitalisé alors vous ne serez pas indemnisé sauf si vous prenez une option pour lever cette condition d'hospitalisation.
Chez certains assureurs comme Swisslife ou April l'option dos est incluse sans option. L'option psy n'est jamais incluse et elle est coûteuse de l'ordre de 10% du prix du contrat.
Choisir ou pas l'option psy est un choix important, si vous ne le prenez pas alors ayez bien en tête que vous ne serez pas couvert si vous avez un arrêt lié à un problème qui n'a pas une origine physique.
Pendant le congé légal de maternité vous êtes couverte par la Sécurité Sociale qui vous verse des indemnités journalières ainsi qu'une allocation forfaitaire de repos maternel de 4 005 € (versée en deux fois). La prévoyance vous couvre uniquement en cas de grossesse pathologique et certains contrats excluent une majorité de pathologies. Si vous cliquez sur oui je ne vous proposerai pas certains contrats comme Swisslife qui couvre très mal la grossesse pathologique.
En tant que TNS vous bénéficierez de la loi Madelin, cela signifie que vous pourrez passer les cotisations de la prévoyance en charges et réduire fortement le coût réel de la prévoyance. La contrepartie de cet avantage fiscal est que les indemnités versées par la prévoyance seront réintégrées à votre CA et que vous devrez payer des charges dessus. Il est donc plus prudent de prendre l'option frais généraux qui prévoit le versement à votre entreprise d'indemnités journalière si vous êtes en arrêt de travail. Elle permet aussi de payer toutes les charges fixes de votre entreprise (loyer, salaire, assurance, location de machine, etc..)
L'option frais généraux de votre contrat de prévoyance vous permet de couvrir les dépenses incompressibles de votre activité en cas d'incapacité de travail. Cela inclut les charges telles que le loyer, les salaires de vos employés, les cotisations sociales (URSAFF, Caisse prévoyance et retraite). Ainsi, même en votre absence, les frais nécessaires au maintien de votre activité professionnelle sont assurés.
Les indemnités frais généraux sont versées pendant une durée de 1 ou 2 ans en fonction des contrats. Les franchises sont similaires à celles de la garantie maintien de salaire (sauf certains contrats qui ne proposent que la franchise 30 jours).
L'assurance frais généraux n'est pas éligible à la loi Madelin mais il est possible de passer les cotisations en charges.
La seconde garantie d'une prévoyance c'est la rente invalidité. Elle est particulièrement importante car la protection de la Sécu est très limitée en cas d'invalidité (1 201,50 € par mois si vous êtes tétraplégique). Si vous êtes profession libérale vous êtes un peu mieux couvert notamment si vous êtes à la CARMF, CARCDSF, CARPIMKO ou CIPAV.
La prévoyance prévoit le versement d'une rente jusqu'à la retraite si vous êtes invalide totalement ou partiellement.
Le barème utilisé pour calculer le taux d'invalidité est soit croisé soit professionnel. Avec le barème croisé l'assureur calcule le taux en prenant en compte l'impact de votre invalidité sur votre capacité à travailler et sur votre vie fonctionnelle. Cela fait une sorte de tableau à double entrée.
Le barème professionnel prend en compte uniquement l'impact de votre invalidité sur votre travail : si vous avez un métier avec une dimension physique importante alors ce barème est plus adapté (professeur de yoga, tatoueur etc..).
Que le barème soit croisé ou professionnel, les spécificités de votre métier sont prises en compte par l'assureur. C'est pour cela que le prix de la prévoyance n'est pas le même pour un informaticien ou un consultant et un artisan. L'artisan qui a un problème physique ne peut plus travailler ce qui n'est pas forcément le cas du consultant.
Si vous êtes invalide à plus de 66% alors vous recevrez 100% de la rente prévue au contrat. Si vous êtes invalide entre 33% et 66% alors vous toucherez une rente partielle dont le montant est égal à Taux d'invalidité / 66%. Par exemple si vous êtes invalide à 33% vous touchez 50% de la rente.
La rente prévue au contrat est différente entre les assureurs, c'est un point de vigilance🚨. Certains assureurs enlèvent environ 1 000€ aux revenus assurés tandis que d'autres se basent sur la totalité des revenus assurés.
En dessous de 33% d'invalidité vous ne touchez pas de rente mais il est possible d'abaisser le seuil de déclenchement en prenant l'option 20% qui permet de recevoir une rente dès 20% d'invalidité.
La 3e garantie d'une prévoyance concerne le décès. Si vous décédez prématurément alors l'assureur verse à votre famille un capital (il est possible de choisir votre bénéficiaire).
Il n'est pas possible de supprimer cette garantie car les assureurs l'imposent et le minimum est de 2x vos revenus annuels. Certains assureurs (par exemple Abeille) prévoient un bonus d'1x les revenus annuels par enfant à charge.
Vous pouvez ajouter en option une rente éducation ou une rente conjoint pour bien protéger les membres de votre famille.
Les assureurs sont très tatillons sur tout ce qui concerne la sélection médicale. À partir du moment où il y a des antécédents le processus de souscription se complexifie et peut entraîner des refus d'adhésion, des exclusions ou des majorations de tarif.
Le plus souvent les assureurs mettent des exclusions. Par exemple si vous avez eu un arrêt pour une fatigue chronique, vous pouvez être sûr que l'assureur imposera une exclusion sur les affections psychologiques. Si vous avez eu un arrêt lié à un problème de dos, les assureurs mettront une exclusion sur le dos. Les assureurs ne font aucun cadeau. Si l'antécédent est grave malheureusement le refus d'adhésion est le plus probable.